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L’avenir de l’aménagement urbain au féminin

Evergreen
March 6, 2020

Plus que jamais, les femmes sont des actrices et des instigatrices du changement dans leurs communautés. Que ce soit en travaillant comme élues municipales ou en dirigeant des organismes et des projets d’engagement civique loin des projecteurs, les femmes façonnent l’avenir des villes et des communautés d’un bout à l’autre du Canada. Voici sept d’entre elles qui sont des sources d’inspiration.

Kluane Adamek, Whitehorse, Yukon

Une voix pour les femmes, la jeunesse et l’avenir

En 2018, Kluane Adamek est devenue la première femme à siéger à l’Assemblée des Premières Nations à titre de chef régionale. Depuis, elle représente les 14 Premières Nations du Yukon. Elle travaille à développer le sentiment d’appartenance des membres de sa communauté et des autres habitants du Nord canadien par l’entremise du collectif Our Voices, qui rassemble de jeunes leaders autochtones déterminés à travailler auprès de la jeunesse pour instiller, promouvoir et préserver une culture florissante. En tant que cofondatrice et coprésidente, Mme Adamek crée un espace de mobilisation et d’inspiration pour les jeunes (en anglais) pour leur faire réaliser qu’ils ont une place et un rôle majeur à jouer dans leur communauté, aujourd’hui et à l’avenir.

Mme Adamek a inspiré les participants du Sommet de Villes d’avenir Canada 2019 avec son Message de l’avenir, dans lequel elle présentait une vision du futur où les petites et grandes communautés du Yukon seraient des pionnières de l’énergie solaire et un modèle de réussite pour les grands centres urbains.

Jeny Matthews‑Thusoo, Calgary, Alberta

Donner à Calgary les moyens de devenir plus résiliente et pleinement inclusive

En tant que responsable du programme Resilient Calgary (en anglais), Jeny Matthews‑Thusoo cherche à rendre la Ville de Calgary réellement inclusive. Pour ce faire, il faut veiller à ce que les membres de la communauté soient non seulement entendus, mais aussi nommés à des postes de direction et chargés de prendre des décisions. L’année dernière, Mme Matthews‑Thusoo a mis sur pied des cercles de collaboration inclusifs, qui garantissent la mobilisation et la participation constructive de membres de la communauté ayant des expériences diverses et provenant de milieux culturels, ethniques, raciaux et socio-économiques différents. Elle a organisé des groupes de discussion et des consultations avec des membres de la communauté ayant des expériences de vie variées, y compris des jeunes, des personnes âgées, des immigrants, des membres de groupes autochtones, des membres de la communauté LGBTQ, des personnes handicapées et des personnes vivant dans des communautés racialisées ou dans des quartiers défavorisés. Cette façon innovante de planifier la résilience illustre bien l’importance de considérer la ville dans son ensemble pour s’assurer qu’elle peut faire face aux crises et défis futurs, qu’ils soient économiques, environnementaux ou sociaux.

Stephanie Cook, Première Nation crie Opaskwayak, Manitoba

Lutter contre l’insécurité alimentaire dans les communautés autochtones

Ce qui était à l’origine un projet pilote de sept plantes permet maintenant de fournir des fruits et légumes frais à plus de 125 familles. À titre de responsable de la ferme verticale à DEL de la Première Nation crie Opaskwayak, Stephanie Cook a participé à la création de la première ferme exploitée à l’année sur le territoire. On y produit maintenant 75 plantes récoltées sept fois par an. L’accès abordable à des fruits et légumes frais en tout temps, plutôt qu’exclusivement en été et en automne, a changé la vie des membres de la communauté (en anglais) de Mme Cook. Comme dans nombre de communautés nordiques, l’insécurité alimentaire s’était immiscée dans la Première Nation crie Opaskwayak. Au fil des ans, le manque d’accès à des aliments nourrissants a entraîné une augmentation des maladies chroniques, comme le diabète, et une diminution de l’espérance de vie par rapport à celle du reste de la population (en anglais).

Depuis la mise sur pied de la ferme, de nombreux membres de la communauté ont aménagé leur propre terrain de culture ou jardin communautaire, et d’autres communautés nordiques cherchent à faire pousser leurs propres aliments et à améliorer la santé des habitants.

“La Ville de Montréal construira 12 000 logements familiaux abordables d'ici la fin de 2020, sera zéro déchet d'ici 2030 et développera le plus grand parc urbain du Canada.”

Valérie Plante, Montréal, Québec

Des logements plus abordables, une mobilité accrue et moins de déchets pour l’une des grandes villes du Canada

Depuis qu’elle est devenue la première mairesse de Montréal (en 375 ans), Valérie Plante travaille à rendre la ville agréable à habiter pour l’ensemble de la population. Mme Plante hausse la barre en matière d’aménagement urbain, surtout en ce qui a trait à l’abordabilité et à la durabilité écologique. Cette ambition transparaît clairement dans le budget de fonctionnement 2020 de la Ville : Montréal construira 12 000 logements familiaux abordables d’ici la fin de 2020, ajoutera 2 000 vélos électriques à son réseau, sera zéro déchet d’ici 2030 et créera un parc urbain de 1 600 hectares, le plus grand au pays (en anglais).

Laurie Guthrie, Kim Nash‑McKinley et Melissa Lunney, Fredericton, Nouveau-Brunswick

Collaborer pour rendre Fredericton intelligente

Ces trois femmes ont uni leurs forces pour rendre Fredericton plus accessible, accueillante et soucieuse du bien-être sa population. Grâce au projet Villes intelligentes de Fredericton, Kim Nash‑McKinley, directrice du développement économique de la Première Nation de St. Mary, Laurie Guthrie, gestionnaire du projet Villes intelligentes de Fredericton, et Melissa Lunney, directrice générale d’Appdigenous, offrent aux citoyens et aux membres de la Première Nation de St. Mary des outils, des données et des technologies numériques personnalisés qui leur permettront d’améliorer leur qualité de vie au quotidien. Ce travail est axé sur l’autonomisation et l’inclusion et s’adresse plus particulièrement aux personnes vulnérables, soit les personnes âgées, les jeunes, les nouveaux arrivants et les personnes en situation d’itinérance chronique ou épisodique.

Cette collaboration a mené à la mise sur pied de cinq projets : Fredericton numérique, Doorable, la plateforme numérique La route menant chez soi, l’Échange collaboratif de données à but non lucratif et le Concentrateur communautaire numérique. Le travail de Mmes Nash‑McKinley, Guthrie et Lunney a jeté les fondations d’une communauté intelligente, saine et sensible qui mettra en relation et autonomisera les résidents de diverses générations et cultures.

This story was written by Evergreen.

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